Cameras
My Cameras

Retinette type 012 ( Kodak Pathé ) 1949, n'a pas encore lu La symphonie pastorale d'André Gide
No photographs yet, it has a problem but I can fix it quickly.
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Le Baby Lynx ( Pontiac ) 1951, domine Flaubert et Balzac.
Actually, there are two articles with photographs taken by this camera on my blog : Here, Here, Here and There

La Silette ( Agfa ) 1953, surplombe Proust et Maupassant.
I only use this camera for color photography. Photographs not yet developed.
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CS ( Chinon ) avant 1976, s'ennuie sur Balzac, Uhlman et Anouilh.

Eos 300 ( Canon) 1999, se prélasse sur une édition d'Histoires de Tacite de 1845. Et oui, Balzac a très bien pu étudier dessus avant de mourir.

Diana F+ remade 2009, se dit :"Électre, Électre arrête donc de pleurer."
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La Trilogie est nécessaire pour entendre la Volonté Divine
La Trilogie est nécessaire pour entendre la Volonté Divine



These pictures were taken with a Chinon CS.
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Paris, son Âme et ses Parisiens
Paris, son Âme et ses Parisiens



These pictures were taken with a Baby Lynx (Camera of 1950)
Le Confiteor de l'artiste
Que les fins de journées d’automne sont pénétrantes ! Ah ! pénétrantes jusqu’à la douleur ! car il est de certaines sensations délicieuses dont le vague n’exclut pas l’intensité ; et il n’est pas de pointe plus acérée que celle de l’Infini.
Grand délice que celui de noyer son regard dans l’immensité du ciel et de la mer ! Solitude, silence, incomparable chasteté de l’azur ! une petite voile frissonnante à l’horizon, et qui par sa petitesse et son isolement imite mon irrémédiable existence, mélodie monotone de la houle, toutes ces choses pensent par moi, ou je pense par elles (car dans la grandeur de la rêverie, le moi se perd vite !) ; elles pensent, dis-je, mais musicalement et pittoresquement, sans arguties, sans syllogismes, sans déductions.
Toutefois, ces pensées, qu’elles sortent de moi ou s’élancent des choses, deviennent bientôt trop intenses. L’énergie dans la volupté crée un malaise et une souffrance positive. Mes nerfs trop tendus ne donnent plus que des vibrations criardes et douloureuses.
Et maintenant la profondeur du ciel me consterne ; sa limpidité m’exaspère. L’insensibilité de la mer, l’immuabilité du spectacle, me révoltent… Ah ! faut-il éternellement souffrir, ou fuir éternellement le beau ? Nature, enchanteresse sans pitié, rivale toujours victorieuse, laisse-moi ! Cesse de tenter mes désirs et mon orgueil ! L’étude du beau est un duel où l’artiste crie de frayeur avant d’être vaincu.
Grand délice que celui de noyer son regard dans l’immensité du ciel et de la mer ! Solitude, silence, incomparable chasteté de l’azur ! une petite voile frissonnante à l’horizon, et qui par sa petitesse et son isolement imite mon irrémédiable existence, mélodie monotone de la houle, toutes ces choses pensent par moi, ou je pense par elles (car dans la grandeur de la rêverie, le moi se perd vite !) ; elles pensent, dis-je, mais musicalement et pittoresquement, sans arguties, sans syllogismes, sans déductions.
Toutefois, ces pensées, qu’elles sortent de moi ou s’élancent des choses, deviennent bientôt trop intenses. L’énergie dans la volupté crée un malaise et une souffrance positive. Mes nerfs trop tendus ne donnent plus que des vibrations criardes et douloureuses.
Et maintenant la profondeur du ciel me consterne ; sa limpidité m’exaspère. L’insensibilité de la mer, l’immuabilité du spectacle, me révoltent… Ah ! faut-il éternellement souffrir, ou fuir éternellement le beau ? Nature, enchanteresse sans pitié, rivale toujours victorieuse, laisse-moi ! Cesse de tenter mes désirs et mon orgueil ! L’étude du beau est un duel où l’artiste crie de frayeur avant d’être vaincu.
Charles Baudelaire, Petits Poèmes en prose
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Ma tête est en bordel
Ma tête est en bordel

Seconde nature
I
À genoux la jeunesse à genoux la colère
L'insulte saigne menace ruines
Les caprices n'ont plus leur couronne les fous
Vivent patiemment dans le pays de tous.
Le chemin de la mort dangereuse est barré
Par des funérailles superbes
L'épouvante est polie la misère a des charmes
Et l'amour prête à rire aux innocents obèses.
Agréments naturels éléments en musique
Virginités de boue artifices de singe
Respectable fatigue honorable laideur
Travaux délicieux où l'oubli se repaît.
La souffrance est là par hasard
Et nous sommes le sol sur quoi tout est bâti
Et nous sommes partout
Où se lève le ciel de autres
Partout où le refus de vivre est inutile.
Paul Éluard, Capitale de la douleur
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